Johnny en tournée.

 

Dans la presse :

Vosges Matin le 28 septembre 2009

● Hier soir au Zénith de Nancy                                                                     

Hallyday for ever

Johnny n'était pas venu au Zénith, hier soir, pour
faire de la figuration. Rassurés !

  Ceux venus lui prendre le pouls après « l’affaire » qui défraie la chronique sont repartis satisfaits. La démarche chaloupe peut-être un peu plus quand il arpente la scène. On lui connaît cette façon de « bouger » depuis longtemps. Pour le reste, il a toujours bien la « rock'n’roll attitude », léger déhanchement sur un riff de cordes, jambe écartée quand il se positionne derrière le micro. Et puis, il y a cette voix, sur un mode crooner bien à lui.
Tout a commence par une longue introduction déjà bien emballée. Quand s'éteignent les gerbes de feu garnissant les avants de scène, il apparaît, tout vêtu de noir, paillettes sur la veste qui ne cesseront d'accrocher les faisceaux de son impressionnant jeu de lumière. Pour hors-d'oeuvre, comme sur les stades, l’orchestre attaque « Ma gueule ». Le sourire de Johnny Hallyday est tout à la fois complice et carnassier avec ce démarrage à grande vitesse.

Johnny Hallyday n'a pas déçu ses fans, rassurés de lui voir garder la forme.

Les accords  claquent. D'un  morceau à l’autre, la « dernière idole » doit  pourtant s'arrêter quand le public scande longuement son nom. Alors, main sur le coeur, il se plie en deux pour remercier.
La complicité demeure parfaite même lorsque le tempo redescend de plusieurs octaves pour « Ca change le monde ».

Le rock, ça conserve

Avant d'attaquer ce titre devenu visiblement fétiche, Johnny évoque ces petites choses qui pourraient rendre le quotidien autrement humain. Derrière, sur un écran géant, apparaît Laeticia lors d'une de ses missions sur le continent africain pour le compte de I'UNICEF, un combat qu'il partage et accompagne de sa notoriété.
Pour sa tournée des salles, Hallyday ne s'est pas embarqué seul, accompagné d’une solide rythmique, de trois guitares, deux claviers, un clan de choristes black et d'une section de cuivres. A  l'instant de présenter le sax Hernie 

 Fields, à l’âge canonique, il s'amuse : « Le rock, ça conserve ! »
Percutant le medley, ou il se promène de « Noir c'est Noir » à « Jusqu'à minuit », rebondit sur « Les coups » pour mieux cracher « Aussi dur que du bois ».
« Que je t'aime », « Le Feu », « Gabrielle » ont plus que jamais les faveurs d'un public qui chante avec lui. Toujours irrésistible, l’interprétation live du « Requiem pour un fou » le dispute en intensité au « Pénitencier » relevé d'un superbe son d'harmonica.
Apres Manu Chao, dans un autre registre, qui avait fait le plein, le Zénith ne pouvait espérer plus beau « retour aux affaires ». Ils étaient de nouveau 5 800 ce dimanche soir à garnir « religieusement » les gradins avec en prime un décoiffant « Blue Suede Shoes » et une version sans faiblesse de « That's All right Mama. »

Ils étaient 5 800 hier soir à garnir
« religieusement » les gradins du Zénith nancéien.

Jean-Paul GERMONVILLE    

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