Philou57
nous propose l'interview tirée du livre "DESCENTES DE
POLICE" de THIERRY ARDISSON & JEAN-LUC MAITRE
(avril 1984).
Encore
un dur en cuir, encore un baroudeur, encore une
encoche
sur la manche de leurs impers. Un mercenaire belge rescapé
de toutes les guerres du riff, encoredebout
après plus de vingt années en première
ligne. Et, comme tous les vieux soldats, pas vraiment
causant. Mais les Impers n'étaient pas opposés à un peu
de résistance - bon, ils l'avaient été à une certaine
époque, mais le passé est le passé - et, au cas où les
dossiers des Mœurs et des Impôts, un plein coffre, ne
suffiraient pas, il restait toujours les bonnes vieilles
méthodes : les coups. D'ailleurs, à la réflexion et vu le
palmarès du soldat ils décidèrent de commencer par ça :
les bonnes vieilles méthodes. Ce type, une idole, devait
avoir au moins trois baignoires chez lui.
THIERRY
ARDISSON - Sur les affiches c’est Hallyday; et sur tes
papiers, c'est vraiment Smet ?
JOHNNY HALLYDAY - Jean-Philippe Smet.
JEAN-LUC MAITRE - Pièces d’identité ?
J.H. - Hé ! Ho ! Lâchez-moi les santiags !
T.A. - C'est un interrogatoire, pas une interview.
J.-L.M. - Faudrait pas confondre...
TA - On recommence sans s’énerver.
J.-L.M. – Ça sort d'où, Smet ?
J.H. - Smet ou de Smet, c'est le nom leplus banal en
Belgique.
T.A.
– T’es le Dupont des Belges ! J.-L.M. - Autres
prénoms ?
J.H. -Léo. HALLYDAYDOUBLE
T.A - A cause de Léopold lll, le roi des BeIges...
J.-L.M. -...celui qui a tué sa femme. la Reine Astrid, en
voiture, avant de capituler devant les Nazis et d'épouser la
nurse ?
J.H. - Non, c'est mon père qui s'appelait Léon.
T.A - D'où viens-tu. Johnny ?
J.H. - C'est Lee Hallyday, mon père adoptif, qui n'arrivait
pas à prononcer Jean-Philippe. Et quand j'ai commencé à
chanter, j’ai aussi gardé son nom.
J.-L.M.
- Hallyday, t'as d'autres surnoms que Johnny ?
J.H. - La bande de la Trinité m'appelait Moustique.
T.A.- Et Sylvie, elle t'appelait comment ?
J.-L.M. - Mon poussin ? Mon canard ? T.A.-Ou El Toro ?
J.H. - Sylvie m'appelait Johnny.
J.-L.M. - Elle t'appelle comment. Nathalie, dans l’intimité...
la plus totale ?
T.A. – Lorsqu’elle brise – ses - chaînes... quand –
elle – devient - chienne !
J.H. - Euh... Euh... Mon petit loup... C'est pour ça que dans
mon prochain disque, çui que j'ai fait à Nashville,