On l'a découvert exigeant,
pointilleux lors des répétitions filmées par son épouse,
Læticia.
On l'a vu hier soir, à Dijon, grand. Johnny Hallyday n'a
pas failli à sa légende.
Il
est des instants où les salles de spectacle prennent une
dimension particulière. Hier soir, le Zénith de Dijon a vécu
l'un de ses grands moments en accueillant Johnny Hallyday
« le » monument du rock français.
Un public acquis, une salle comble, des fans de tous âges
prêts à reprendre les standards de l'ex-idole des jeunes
devenue, au fil des ans, l'idole de toutes les générations.
De toute la région, ils étaient présents. Les fans comme
ceux venus « pour voir ».
L'attente promettait d'être longue. Il n'en fut rien. Peu
après 20 h 15, vêtu d'un long manteau noir,
Johnny est apparu sur une scène à la décoration gothique
et sous les acclamations du public. Quelques secondes, des
notes bien connues et le rocker pouvait lancer son show au
son de l'Envie et enflammer un Zénith acquis à sa
cause.
Une troisième date (1)
Celui sur lequel les vagues de la mode se sont brisées sans
jamais entamer son goût pour le rock a gratifié le public
de tous ses succès. Sur Marie, la salle a repris le refrain
en chœur, sur Ma gueule il a livré son interprétation,
sur J'oublierai ton nom en duo avec l'une de ses choristes,
il a frissonné. Le tout dans des versions différentes.
Endiablées dans certains cas, en duo ou en acoustique. Sur
scène, une fois libéré par les premiers titres, le pape
du rock français dégage toujours autant
d'énergie. Nul doute que la soirée qui s'annonce - aujourd'hui à
20 heures au Zénith - et son deuxième concert
dijonnais - seront sur le même tempo. Et pour ceux qui le désirent,
une nouvelle date est déjà programmée, des places sont déjà
en vente dans nos locaux (*). En attendant, hier soir, pour
les milliers de spectateurs venus, c'était toute La musique
que j'aime. Francis ZIEGELMEYER
(*) Billetterie du Bien public : 7, boulevard
Chanoine-Kir, 21000 Dijon.