Comunrock
était à l'Arena de Genève le dimanche 8 octobre 2006,
voici ce qu'il voyait depuis sa place assise dans les
gradins, il a fait ces photos dans des conditions pas
évidentes :
Dans la
presse :
"La
Tribune de Genève" :
On
a tous quelque chose de Hallyday
·
9000 personnes par soir sont venues des quatre coins de la
Suisse romande applaudir leur idole à l’Arena.
·
A 63 ans, le rocker français allume toujours le feu, et
aligne les tubes deux heures durant.
·
Des ados aux grands-parents, trois générations de fans ont
entonné en chœur «Marie» et «Que je t’aime».
Fabrice
Gottraux
Publié le 09 octobre 2006
Un
roulement de tambour, suivi d'une symphonie martiale, puis
la pénombre. Sur fond de mitraillettes en rafale et
sirènes mugissantes, les projecteurs balaient la foule,
avant de s'arrêter sur la scène. Lever de rideau. Un
paysage ravagé par la guerre, envahi de chauve-souris,
défile en toile de fond. La lumière se concentre au centre
de l'écran. Une ombre se dessine. Les 9000 personnes
amassées dans l'Arena hurlent à s'en péter les tympans.
Samedi 20 h 15, Johnny Hallyday, 63 ans et quarante-six
années de scène, se présente à son public.
Encadré
par trois pans de béton monumental suggérant un «Metropolis
Théâtre» en ruine, le rocker entame avec L'envie un tour
de chant plus sobre qu'à l'ordinaire, savamment
rock'n'roll, juste impressionnant ce qu'il faut. Point de
moto rugissante, ni élévation en monte-charge. Aucun
changement de tenue. Pour ces deux heures de concert, les
effets de manches scéniques se limiteront à deux coups de
fumigène, un mur de flammèches et les images du concert
projetées à la manière des clips vidéo contemporain.
Sur fond de scène rococo, avec colonnettes et rideau rouge,
les mercenaires de Hallyday chauffent les tubes à
grand
coup de hard FM. Johnny rugit, jambes écartées, esquisse
un twist, empoigne une guitare, puis prend une pause à
mi-parcours. C'est qu'elle n'est plus toute jeune, l'idole
des sixties. N'empêche, pour assagi qu'il soit, le chanteur
préféré des quinquagénaires – la majorité des
spectateurs – assure sa partie.
Aux inévitables Ma gueule, Que je t'aime et Quelque chose
de Tennessee, répond le rock'n'roll pur et dur, avec les
reprises de Hey Joe et une citation bien amenée de
l'éternel Chuck Berry. On réduit l'espace scénique,
chacun prend son tabouret, et c'est parti pour un
Pénitencier en version «unplugged». Consensuel mais
convaincant.
Fin de set. Tandis qu'au bar, un jeune admirateur beugle à
tue-tête «Oh! Marie…», dans la salle, on chante en chœur
«Johnny Hallyday» sur l'air de «On est les champions».
Des gradins, où la «nouvelle» génération de fans
s'était rendue avec ses enfants déjà ados, et du
parterre, lieu privilégié des purs et durs, beaucoup de
quinquas moustachus portant jeans et veste de cuir, la foule
retourne dans ses pénates, heureuse d'avoir retrouvé une
fois encore le dieu des stades français. Ils sont venus des
quatre coins de la Suisse romande et de France voisine,
comme ce groupe endimanché mêlant Genevois et Savoyards.
Les mieux placés auront entraperçu Laeticia, épouse du
chanteur. D'autres auront pris leur mal en patience pour
braver les embouteillages aux abords de l'Arena.