Johnny Hallyday est reparti de Neuchâtel avec
toute la musique qu'il aime, mais Marie et Gabrielle
resteront des amies très proches pour les quelque 20 000
personnes qui ont vu le concert de vendredi soir.
Les notes se sont envolées, les Jeunes-Rives retrouvent peu
à peu leur aspect normal. Des dizaines de personnes
travaillent au démontage des infrastructures. La grande scène
est repartie dès le samedi, direction Biarritz, la tribune
sud a été démolie hier, on s'affaire dès aujourd'hui au
démontage de l'immensetribune est, un travail qui durera deux ou trois jours. Ensuite, ce sera la tribune nord et le reste
des infrastructures.
Si tout va bien, vendredi soir, il ne restera
plus trace du passage de Johnny à Neuchâtel. Les notes se
sont envolées, les Jeunes-Rives auront retrouvé leur aspect
normal… /fap
La
fête est finie, de la magie du spectacle, il ne reste
qu'une carcasse... Les images du démontage prises le 15
juillet par jolo...
Dans
la presse :
Le
15 juillet, sur journaldujura.ch
NEUCHÂTEL
| Concert de Johnny Halliday
(*)
Des heures à
attendre sous le soleil
Les
inconditionnels de Johnny étaient au rendez-vous hier sur
les Jeunes-Rives. Ils ont attendu l'ouverture des portes du
concert dès le lever du jour. L'un d'entre eux a même
campé sur place! Reportage.
Par Virginie Giroud*
Vendredi,
13 h 30 à Neuchâtel : sous un soleil de plomb,
une trentaine d'admirateurs de Johnny Hallyday attendent
nerveusement l'ouverture des portes du concert de leur
idole. La chaleur est étouffante. La plupart d'entre eux
sont là depuis le lever du soleil.
«Je me suis fait réveiller par des tondeuses à
6 h du matin ! J'aurais bien dormi plus longtemps...»
Thomas, jeune Lyonnais de 28 ans, a passé la nuit sur le
parking de Panespo, juste devant l'entrée du site des
Jeunes-Rives. «J'étais à Aix-les-Bains jeudi soir pour
écouter Johnny, mais le concert a été annulé à cause de
l'orage ! Frustré, j'ai pris ma voiture et je suis arrivé
à 2 h du matin à Neuchâtel!» Premier fan sur place,
le Français s'est ensuite blotti dans son sac de couchage
et s'est endormi contre les barrières du site.
Eviter d'aller
aux toilettes...
Pour
tuer le temps, un groupe de Français jouent aux cartes,
tandis qu'une jeune femme jongle avec un ballon de volley
ball. «J'ai économisé durant trois ans pour pouvoir
suivre la tournée de Johnny», confie Thomas, qui s'est
procuré il y a plus d'une année les billets de concert
pour 30 villes différentes! «Autant dire que je suis en
vadrouille jusqu'au 28 janvier prochain...»
Confortablement installée sous son ombrelle,
Elisabeth, 48 ans, évite de boire de l'eau malgré la
chaleur. «Je tiens absolument à garder ma place ! Si je
pars aux toilettes, quelqu'un me la prendra à coup sûr !»
Cette amoureuse de Johnny précise toutefois qu'elle n'est
«pas tombée sur la tête. Je suis aide-infirmière. Je me
suis préparée physiquement pour l'événement.»
Domiciliée à La Neuveville, Elisabeth a assisté à «des
centaines de concerts» de la rock-star depuis 32 ans.
«Quand j'étais adolescente, je le suivais partout, en
auto-stop. Encore aujourd'hui, il m'arrive d'aller écouter
ses concerts deux ou trois soirs de suite.» L'admiratrice
avoue toutefois que les heures d'attente avant les shows du
rocker sont parfois insupportables. «Mais ensuite, lorsque
je suis tout devant et qu'il y a ce contact avec lui, quasi
les yeux dans les yeux, j'éprouve un tel plaisir. C'est
fou...»
«Johnny? C'est une bête!»
Plus
loin, des fanatiques vêtus du T-shirt de la tournée
fredonnent un air de rock'n'roll. Certains sont venus de
Franche-Comté, d'autres de Paris, ou encore de Bordeaux.
Un visiteur de Pontarlier annonce que «dès
l'ouverture des portes», il va «courir comme un fou
jusqu'à la scène pour être tout devant. C'est marrant. En
Suisse, les gens sont plus cool quand ils vont à un
concert. Les files d'attente se forment à partir de
15 h», s'étonne celui qui est arrivé dans la
matinée. «Ce que Johnny a de particulier ? C'est une bête
!, s'exclame le passionné. Sur scène, il est généreux.
Il donne tout pour son public.»
A quelques mètres de là, une jeune femme en
nage murmure qu'«il fait trop chaud», qu'elle n'en peut
plus. Il est 14 h 30. Sur le parking, la file
d'attente grossit déjà. Et les T-shirts décorés d'une
vraie gueule aux yeux bleus perçants se multiplient,
rapidement, infatigablement.
V. Gi.
(*)
Orthographe de l'article
respectée...
*
L'Express
Le
17 juillet, sur journaldujura.ch
NEUCHÂTEL
| Concert de Johnny Hallyday
L'idoles des
Jeunes-Rives
Près de cinquante ans après ses premiers pas
sur scène, le chanteur français rugit toujours. Du
«Pénitencier» à «Allumer le feu», il a témoigné de
sa forme devant 20 000 personnes. Rock'n'roll!
Pascal
Hofer *
On
peut se dire que c'est une grosse machine. Que c'est
beaucoup de camions. Que ces tournées doivent se ressembler
d'une année à l'autre. On peut songer, aussi, aux prix des
billets, aux Jeunes-Rives partiellement fermées au public
pendant plusieurs semaines ou encore aux décibels
malfaisants. On peut se dire tout ça. Mais quand Johnny
Hallyday chante «Le pénitencier», là, devant vous, quand
il entame «Quelque chose de Tennessee» après avoir rendu
hommage à Michel Berger, auteur de la chanson, il faut
être du genre insensible pour ne pas éprouver quelques
frissons. Ou plus si entente.
On vous parle de ce qui a paru à beaucoup comme
le meilleur moment du concert de vendredi soir à
Neuchâtel. Celui où le chanteur a aligné d'autres tubes
encore: «J'oublierai ton nom», «Le bon vieux temps du
rock'n'roll», «J'ai oublié de vivre», «Toute la musique
que j'aime» (qui vient du blues, faut-il le rappeler ?).
Avec au passage un autre hommage, à Raymond Devos cette
fois, dont Johnny, il y a longtemps, très longtemps, avait
fait la première partie du spectacle. «Il ne faut pas
jeter le petit», avait dit l'humoriste au directeur de la
salle, une partie du public s'offusquant du comportement de
la future «idole des jeunes».
Johnny Hallyday habitait la scène à sa façon.
Comme il le fait toujours 46 ans plus tard. Quelle présence
! Quelle énergie ! Quelle voix ! Le tout durant 23 titres
et plus de deux heures. On en vient à se demander si celui
qui s'arrache devant nous de manière aussi impressionnante
vient réellement de fêter ses 63 ans...
Impressionnants, aussi, la grandeur de la scène,
le talent des musiciens et des choristes, les jeux de
lumières. Et puis, il y a ces écrans géants et leur
qualité d'image exceptionnelle. Les scènes défilent sous
nos yeux: celles, en direct, du concert, mais d'autres
aussi, actuelles ou anciennes, imaginaires ou réelles (y
compris des images malvenues de sa fille Jade, alors que
Johnny vient d'interpréter «La paix», chanson dans
laquelle il s'en prend aux intrusions dans sa vie privée).
Ajoutez une ambiance «Paléo», le soleil qui s'éclipse,
les peupliers qui plient sous la bise, des voiliers qui
passent au loin, l'été, les vacances... C'était du
rarement vu en Pays de Neuchâtel, et même du jamais vu si
l'on songe aux seules dimensions de la scène.
Le moins chaud du show ? Le public... Non pas
qu'il ne se soit pas manifesté. Ainsi, lorsque le chanteur
a demandé que les projecteurs soient braqués sur la foule,
tout le monde a levé les bras au ciel et a applaudi. Scène
toujours spectaculaire. Mais visiblement, beaucoup étaient
venus «parce qu'un concert de Johnny en plein air à
Neuchâtel, c'est pas tous les jours». Alors, à défaut de
crier à tout rompre, ils et elles étaient là, des jeunes,
des moins jeunes et des vieux, vêtus de T-shirts noirs ou
de blazers blancs, venus voir la star, la légende, le mythe
vivant.
Venus voir celui qui, comme il l'a chanté alors
qu'il était près de minuit, «brûle encore, bien qu'ayant
tout brûlé, brûle encore, même trop, même mal, pour
atteindre à s'en écarteler, pour atteindre l'inaccessible
étoile».
*
L'Express
Fin de
tournée à Fribourg
Après
les Valaisans, les Neuchâtelois et plus tard les Genevois
(7 et 8 octobre), les Fribourgeois auront eux aussi
l'occasion de goûter à un spectacle de Johnny Hallyday.
«Il finira sa tournée non pas à Paris, comme d'habitude,
mais au Forum de Fribourg, le 27 février 2006», a annoncé
Michael Drieberg, directeur de Live Music Production (LMP),
qui coproduit le «Flasback Tour» en Suisse. Ce qui
témoigne, à ses yeux, «du plaisir de Johnny de chanter
devant des publics suisses, qui ne se manifestent peut-être
pas beaucoup durant les concerts, mais dont la qualité
d'écoute est très grande.»
Au lendemain du concert sur les Jeunes-Rives, le directeur de LMP
indiquait que l'événement avait attiré 19 400
personnes, sur un potentiel de 20 000 places. Tout en
précisant que «la somme investie pour la mise sur pied du
concert à Neuchâtel, soit deux millions de francs, n'a pas
été rentabilisée. C'est avec les trois autres concerts en
Suisse, et même quatre désormais avec Fribourg, que nous
rentrerons dans nos frais, en particulier grâce au
matériel utilisé plusieurs fois.»
Johnny Hallyday a-t-il apprécié de chanter à côté du lac, au cœur
de la cité ? «Je ne l'ai vu que brièvement avant le
concert, répond Michael Drieberg, et il m'a affectivement
dit qu'il trouvait le cadre super. J'ai aussi relevé qu'à
la fin du concert, il a dit qu'il reviendrait à Neuchâtel.
Il ne dit pas ça partout, et pour nous, c'est un bon
baromètre. Mais la prochaine fois, ce sera au stade de la
Maladière.»
Vol de deux
Harley
Tant
du côté de la police que du Service d'incendie et de
secours de Neuchâtel, on se félicite de l'efficacité des
mesures prises dans l'optique du concert. Et, surtout, du
fait qu'«il n'y a eu aucune mauvaise surprise».
Certes, deux Harley Davidson, motos éminemment «hallydyennes»,
ont été volées durant le concert. Certes, des personnes
ont été prises de malaise, quatre d'entre elles devant
être conduites à l'hôpital. Mais pour le reste, tout
s'est déroulé à la satisfaction de ceux qui avaient en
charge les questions de trafic, de parcage, de sécurité et
de santé des visiteurs.
La police estime à 5500 le nombre de véhicules parqués par les
spectateurs du concert.