JOHNNY
: Je tire !
CONSTANTINE : Fais gaffe, petit,
tu vas gâcher
ton destin !
Ces
photos brutales, incroyables, vous ne les verrez jamais dans
un film. Non plus, bien sûr, que dans un dossier de la police
judiciaire. Elles sont extraites des essais effectués par
Johnny Hallyday et Eddie Constantine pour le premier film de
Joël Le Moigne : « Consortium ». Vous en
avez la primeur… Violente !
Si Johnny a choisi de tourner avec un inconnu, faisant fi des
propositions mirobolantes que lui vaut sa remontée
spectaculaire auprès de ses fans, c’est parce qu’il a le
sens de l’amitié. Le producteur de « Consortium »
est en effet Claude V. Cohen, celui de son premier film :
« D’où viens-tu Johnny ? ». En lui, il a
toute confiance. Il sait qu’ils feront un bon travail.
« C’est pourquoi, dit-il, j’ai accepté ce rôle de
jeune tueur, auprès d’Eddie Constantine, agent « balancé »
dans les milieux des « bouilleurs de crus ». Le scénario ?
Un fait divers qui fit la « une » des quotidiens,
en manchette sensationnelle, le 29 septembre 1966. »
Ce jour-là, la police française arrêtait trois « caïds de
l’alcool ». Le plus jeune (ce sera Johnny), 26 ans,
fut surnommé le « James Bond de l’alcool ». Il
rêvait d’être champion cycliste, et devint fraudeur à la
mort de son meilleur ami. Par tous les inspecteurs de la Régie,
il était considéré comme type d’une audace
extraordinaire. Bricoleur, esprit inventif, il employait des
procédés ultra-modernes pour déjouer ses poursuivants. Le
plus astucieux ? Sa D.S. truquée, que l’on découvrit
lors d’un accident, non loin de Sainte Maxime. Comme celle
de James Bond – précisément ! – elle était munie
de tuyaux reliés à un réservoir d’huile qui inondait les
pare-brise des voitures suiveuses. Elle transformait la route
en patinoire ! De puissants phares, à l’arrière, éblouissaient
les conducteurs, tandis que la plaque minéralogique pouvait
s’escamoter à l’aide d’un câble, en même temps
qu’un petit coffre égrenait des clous… Après une sortie
de reconnaissance effectuée par un complice, le
camion-citerne (contenant
500 litres
de calvados) prenait la route, et Pierre, derrière, assurait
la protection avec la D.S. Ce rôle a passionné Johnny, parce
qu’il pourra y montrer un côté vrai, sportif, « traqué »,
et humain aussi : le héros risque son va-tout et sa
peau. C’est un rôle extrême, comme celui de Belmondo dans
« A bout de souffle ». Voilà pourquoi mon copain
Johnny, durant les essais, avait déjà ce côté « percutant »…
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Un autre film tourné en 1967 et sorti en 1968 -
En 1967
Johnny a tourné un autre film avec Eddie Constantine, il
s'agit de "A
tout casser". Cet autre film est allé à son terme et
il est sorti en salle en 1968. En savoir plus ICI