Dans
un palace près des Champs, Johnny Hallyday carbure à
l'eau
et aux cigarettes brunes.
Tout heureux de son album blues, il revient sur son année
2007.
TELE STAR : Enfin l'album de blues dont vous rêviez ! Depuis combien de
temps ? JOHNNY HALLYDAY : Ca faisait huit ans qu'Universal me le refusait Quand je leur parlais de musique, ils me répondaient chiffres. Chez Warner, ils me parlent musique. Le dialogue me plaît... (Sourire entendu.) Après de longs mois de procès, la justice vous a donné tort contre Universal. Un commentaire ?
Pendant quarante-cinq ans, j'ai interprété des chansons dont j'ai fait des succès. Je trouvais normal de récupérer mon catalogue. Mais je me plie à cette décision de justice. Du coup, chez Warner, vous avez demandé à toucher
Avec
Laeticia et Jade,
à Venice Beach en Californie.
25 % sur les ventes d'albums...
J'ai un contrat d'artiste indépendant. Aucun artiste ne touchera plus que moi. Sinon, mon contrat devra s'aligner ! On dit que c'est Laeticia qui a trouve le titre de l'album ...
Oui. Elle m'a dit : « C'est un album que tu rêves de faire depuis des années, qui vient du coeur. C'est
"le coeur d'un homme". » Bono vous a écrit I Am the Blues. Comment s'est passée cette rencontre ?
L’été dernier, quand j'ai chanté a Monaco, on a passé la soirée ensemble. Il voulait m'écrire une chanson. Mais, comme on avait pas mal picolé, je pensais qu'il oublierait. Quatre jours plus tard, il me fredonnait la chanson au téléphone. Votre titre préféré ?
Euh ... (Silence.) Je ne me souviens plus de tous les titres. Vous les avez ? (II lit la liste.)
Je reviendrai dans tes bras. Il y a un paquet de bons guitaristes sur cette chanson. Vous participerez à Star Ac' le 17 novembre. Une émission proche d'Universal...
Je m'en fous. Si je peux aider des jeunes, c'est avec plaisir. On ne les formate pas trop ?
Trop vite, oui ! Avoir une célébrité aussi rapide et retomber dans l'oubli six mois plus tard, cela peut traumatiser à vie. Yvan Cassar, le réalisateur de votre disque, est dans le jury ...
Alors, il y aura un niveau supérieur cette année. (Il rit) C'est un musicien extraordinaire. Chantez-vous toujours du Presley à Jade, votre fille ? Non. En ce moment, elle est dans sa période dessins animés. Je lui mets des DVD
et je descends voir mes films d'horreur au sous-sol. Votre fille Laura a eu des soucis de santé. Comment avez-vous vécu cette épreuve ?
Comme tous les pères qui s'inquiètent pour leurs enfants. (Plus sec.) Ma fille va mieux, je vous
remercie ! Avez-vous toujours le projet d'adopter un petit garçon ?
C'est en cours, et c'est long. II faut refaire toutes les démarches. Mais j'aimerais donner un petit frère ou une petite soeur a Jade, qui commence à le demander. Un mot sur vos affaires fiscales. Où en est votre naturalisation belge ?
J'ai changé d'avis. Je reste français. On m'a déjà assez trainé dans la boue parce que j'étais allé vivre à Gstaad, et maintenant à Los Angeles. Après tout, je vais ou je veux Je ne suis pas obligé de camper sous la tour Eiffel. Je voulais faire cela pour mon père mais, au fond, qu'a-t-il fait pour moi ? Vous êtes redevenu contribuable français ...
Je viens même de donner 5 millions d'euros pour ma tournée. En avez-vous parlé avec Nicolas Sarkozy ?
Il le sait et il est content. Mais il ne me pose pas ce genre de questions. Il aime ses amis avant tout. En France, ou vivez-vous désormais?
Toujours à Marnes-la-Coquette. Je suis quelqu'un de fidèle aux lieux que j'aime•