Pourquoi
ce programme n'est-il pas illustré par une photo de Johnny
? Tout simplement parce qu'à l'époque, les spectacles
n'étaient pas "organisés" comme aujourd'hui,
rappelons-nous :
Prenons des mots de coulisses, parlons comme un machino : «
On offrait alors au public, pour le prix d'un seul et même
billet, un lever de "torchon" ou rideau, la
vedette anglaise, puis américaine, c'est-à-dire des
chanteurs de moins à plus connus. Le tout, le passage de
l'un à l'autre, était agrémenté d'attractions (jongleur,
lanceur de poignards, illusionniste, fantaisiste, imitateur)
et de présentations qui n'étaient pas des moins
attractives.
Après l'entracte, riche d'un nouveau divertissement (pensez
que Devos précéda Brel, que Brel précéda Philippe Clay),
on offrait, la vedette en titre.
Cette coutume-là, s'est perpétuée jusqu'au début des
années 70. Déjà, aux dires de Jean-Michel Boris,
directeur de l'Olympia de 1979 à 2001, au cours des années
60, Gilbert Bécaud le premier, Charles Aznavour ensuite,
avaient initié la fomule du « récital », désirant se
produire seuls. En fait tout cela est bien récent.
Pour en revenir à cet "Alhambra 1960", Johnny
passait en vedette anglaise du spectacle dont Raymond Devos
était la vedette principale...