Gabrielle
s'est imposée en chanson d'ouverture en 1995 parce que
ce fichu titre est une très jolie pièce d'entrée en
scène. Johnny n'avait pas donné de concert
"classique" à Paris depuis 1992. Le Parc des
Princes était un rendez-vous à part. La Cigale s'adressait
aux fans et aux intégristes rhythm'n'blues. L'album Rough
Town s'inscrivait dans une perspective internationale. Bercy
95 a donc pour le chanteur l'impératif de resserrer les
liens avec le grand public, son public inaliénable,
composé de tous les âges, de toutes les conditions
sociales... Petit miracle, quand Johnny
s'extrait d'un nuage de fumée et apparaît cheveux longs,
silhouette d'adolescent et attaque sur ces deux filles que
sont Gabrielle et Lady Lucille, pas de doute, le feu est
déjà dans la salle. Le répertoire de ce quatrième Bercy
s'appuie partiellement sur Rough Town, et nettement plus sur
l'album Lorada, avec sa mine de tubes et de chansons
idéales pour la scène : J'la croise tous les matins,
Chercher les anges, Quand le masque tombe, Ne
m'oublie pas...
Ce
concert est cité en exemple pour sa chaleur, son intimité
paradoxale (il y a douze mille personnes dans la salle
chaque soir), ses éclairages chauds et enveloppants (des
rouges, des oranges, des jaunes)... Un Lorada tour, puisque
tel est son intitulé générique, à la sélection de
titres extrêmement minutieuse, rien que du grand Hallyday,
pas de temps morts, que de la vie... Bercy 95 est marqué par sa séquence unplugged,contrebasse,
caisse claire, guitares sèches, harmonica, elle permet d'entrer
directement en contact avec la voix de l'artiste qui, on
oublie parfois de le (re)dire tant cela paraît évident,
est un interprète d'une intensité rare. Ce moment
acoustique a posé quelques problèmes à Johnny qui se
demandait si Bercy était vraiment le lieu adéquat pour cet
exercice plutôt confidentiel. Mais le charisme de l'artiste
dégage aujourd'hui de telles ondes que ce moment hypnotique
fédérera le POPB.
À
Bercy, la nuit qui suit les cinq premières
représentations, on resserre encore les boulons. On en
parle et, s'il
le faut, on se remet au travail. Pour un Bercy, la veille de
la première, on a changé des éléments jusqu'à quatre
heures du matin. Johnny est au milieu de tout ça. Pour en
savoir plus sur cet aspect technique, cliquer sur la
photo ci-contre.
Il
a interprété :
...................................Gabrielle .............................Lady
Lucille .............J'la
croise tous les matins .................................Hot
legs ........................................Diégo .......................Fool
for the blues .....................Oh
! ma jolie Sarah .....................Chercher
les anges .............Séquence
"unplugged" : - Tes tendres années
- Loving You
- I'm gonna sit right down and cry over you
- That's allright Mama
- Cours plus vite Charlie
- Be bop a lula
- Joue pas de rock'n'roll pour moi
et le début de : .............La
musique que j'aime ....................................O
Carole .....Quelque
chose de Tennessee ........................................Le
feu .....................Fils
de personne .............Quand
le masque tombe .................Are
the chances gone ....................................L'envie ...................Requiem
pour un fou ...................................Dégage ..........................Ne
m'oublie pas ...................L'hymne
à l'amour
Ils
l'ont accompagné :
Guitare et direction musicale : Robin Le Mesurier...
Guitare : Shane Fontayne....................................
Basse : Phil Soussan........................................
Orgue et piano : James (Jim) Prime....................
Claviers : Tim
Moore...........................................
Batterie : Ian
Wallace...........................................
Cuivres
:.....................................................
- Pierre Mimran
- Serge
Roux
- Michel Gaucher
Harmonica : Christophe Dupeu............................
Choeurs : Erick Bamy.........................................
Et quelques "Guest
Stars".....................................
Bercy
95 est le dernier passage du chanteur dans ce Palais, qu'il
avait découvert huit ans plus tôt avec Michel Berger, et
qu'il aura visité quatre fois, il
sort.....................................................................