Johnny en concert.

Programme

L'Olympia 1967

15 mars - 16 avril 1967

Succès sans précédent à l'Olympia, avec Sylvie Vartan en première partie. Le show inclut Hey Joe, Les coups et Jusqu'à minuit. Sur celui-ci, il improvise un blues qui met son public en transe. Le show sera donné quarante-quatre fois et ne sera pas précédé de la traditionnelle avant-première au cinéma Cyrano de Versailles. Dorénavant, la machine Hallyday est bien trop importante pour qu'on puisse la faire rentrer sur les quatre planches d'un petit cinéma de quartier : C'est la fin d'une époque...

Pendant que Johnny répète (modérément: il connaît son affaire sur le bout des doigts) en tee-shirt blanc et costume noir, au studio du premier étage de l'Olympia, Sylvie règle les derniers détails sur la scène du music-hall. Lorsque le couple arrive, en début d'après-midi, Johnny rejoignant ses Blackburds et Sylvie retrouvant ses Krews, le tout petit David est confié à la bande des copains. Ceux-là ont un souvenir plutôt cuisant de ces après-midi style "Trois hommes et un couffin", genre : "II pleure. Tu crois qu'il a faim ?" Ou pire : "Tu sais comment on fait pour changer un bébé ?"

Johnny attaque fort commençant son interprétation de Les coups depuis les coulisses. Puis il se projette vers la rampe en dansant. Il est mince, longiligne. Il porte une vareuse gris acier, avec double rangée de boutons étincelants qui ferment l'étoffe sous son cou, style uniforme de l'armée sudiste (ce qui est susceptible de changer au fil des jours puisque le chanteur a un choix de dix-huit costumes dans sa loge). Aux pieds, il a conservé l'option boots.

Ce show sans temps mort est dansé de bout en bout, "comme font les Noirs", notera, la presse. Le moment clé du spectacle reste, cependant, ces Confessions qui donnent toujours autant le frisson. "Y a-t-il une fille qui veuille m'aimer ce soir ?..." La longue impro débouche naturellement sur le tragique Je suis seul... L'ancien garde du corps et ami de Johnny, Sacha Rhoul, raconte cette anecdote. Un soir, voyant Johnny sortir de scène le visage décomposé après avoir chanté Je suis seul, il lui dit : "Qu'est-ce qui se passe, Johnny ? Quelque chose ne va pas ? " Et Johnny de lui souffler, avant de retourner sur scène : "Tu peux pas savoir, Sacha. Je suis vraiment seul."

Il a interprété :

Les coups
Maintenant ou jamais
La génération perdue
Si j'étais un charpentier
Je me suis lavé les mains dans une eau sale
La petite fille de l'hiver
Je veux te graver dans ma vie
Présentation
Cheveux longs idées courtes
Le pénitencier
Ne sois pas si stupide
Hey Joe
Jusqu'à minuit
Confessions
Je suis seul
Noir c'est noir
Je crois qu'il me rend fou (avec Sylvie Vartan).

Ils l'ont accompagné :

L'orchestre : The Blackburds

Guitare solo, direction orchestrale : Micky Jones
Batterie, direction orchestrale : Tommy Brown
Trompette : Gilles Pellegrini
Piano, orgue : Raymond Donnez
Saxophone ténor, flûte : Gérard Pisani
Trombone : Luis Fuentes
Trompette, trombone : Pierre Ploquin
Trompette : Jacques Ploquin
Saxophone ténor, baryton, hautbois : Jean Tosan
Guitare basse : Gérard Fournier (Papillon)

L'orchestre, n'est pas tapi, comme d'habitude, en fond de scène, mais regroupé autour de lui, en demi-cercle, comme s'il y avait de la corrida dans l'air.

La Presse, extraits :
Lu dans le journal belge "Le Soir" Lu dans "S. L. C."

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