Retour
au Palais des Sports pour un nouveau rendez-vous fracassant
pendant six semaines à guichets fermés, avec un spectacle
inspiré de Mad Max et de Conan le barbare intitulé Le
Survivant... Évidemment, avec le recul, elle fait un peu
pudding à la limaille, la caverne, ou la montagne, qui est
le théâtre des nouvelles aventures de Johnny... Cette
montagne, l'équipe Hallyday l'appelle plus volontiers
"le volcan". Et c'est au seuil de cette pierre
éventrée que Johnny déroule l'odyssée tribale de son
nouveau spectacle, Le Survivant. Avec ce show s'achève une
trilogie, celle des spectacles à thème, après Johnny
Story (1976) et L'ange aux yeux de laser (1979). Johnny
prendra définitivement congé de la formule, et d'un Palais
des Sports vieillissant, à l'issue de la dernière
représentation.
"Au
cours de la Nuit des deux Lunes, un homme, un seul, revient
du domaine des ombres. C'est le Survivant. Il sait que
l'Apocalypse est proche. Pour la dernière fois, il va vivre
ses fantasmes", dit une voix dans un bruit de tonnerre.
Puis le volcan livre l'artiste, vêtu de peaux de bêtes,
entouré de mines patibulaires et de beautés
ingénieusement (dé) vêtues.
Le
Survivant est construit sur les chansons du disque La peur.
Il s'insère dans une esthétique qu'un certain cinéma a
définie, celui de la série Mad Max et celui de Blade
Runner, le chef-d'œuvre de Ridley Scott. Après le grand
bond en avant (la vision futuriste de l'ange et de son
laser), voici venir la totale marche arrière. L'univers
post-nucléaire du Survivant nous ramène à l'âge des
cavernes, où le feu et la femme sont des enjeux de survie,
comme pour le rock'n'roll.
On
peut imaginer qu'un show aussi spectaculaire ne peut pas
aller sans incidents, se déclinant du plus dérisoire au
plus inquiétant. Comme on peut l'imaginer, les
affrontements à la hache feront leur moisson de cuisses
râpées, de poignets foulés et de plexus plus ou moins
enfoncés (Johnny lui-même a reçu un coup de hache à la
hanche, et après sa mauvaise chute de moto lors du tournage
du clip au Touquet, il a dû se faire opérer). Par
ailleurs, le "Survivant Hallyday" n'est pas
manchot quand il s'agit d'aller à la castagne. Plusieurs
cascadeurs en savent quelque chose, qui se sont retrouvés
en coulisses avec un besoin urgent de s'allonger pour
retrouver leur souffle.
Il
a interprété en 1ère partie :
Prologue
Fantasmes
Le grand banquet
Veau d'or vaudou
La peur
Là, il disparait en coulisse pendant qu'est projeté le
film du regretté Claude Mulot tourné dans les dunes du
Touquet... Pour voir des photos du tournage du clip,
cliquer sur :
puis :
Le survivant
Il nous faudra parler d'amour
Voyage au pays des vivants
Je n'oublierai jamais
Cartes postales d'Alabama
Poème sur la 7 ème
Final instrumental et fin de la 1ère partie.
La deuxième partie, selon un montage désormais bien connu,
est un récital plus classique :
Instrumental
-Medley :
- Les coups
- Jusqu'à minuit
- Je suis seul
Le pénitencier
Montpellier
Oh ! Ma jolie Sarah
Ma gueule
Gabrielle
Je suis victime de l'amour
-Medley :
- Da dou ron ron
- Elle est terrible
- La fille de l'été dernier
- Souvenirs souvenirs
- 37 ème étage
- O Carole
- Johnny reviens
- Blue suede shoes
- Rien que huit jours
- Tutti frutti
- La bagarre.
Le bon temps du rock'n'roll
Whole lotta shakin'
Ils
l'ont accompagné :
Pianos
: Barney, Taobi
Guitares : Rocky, Bruno Victoire
Basse : Roberto
Synthés : Lulu Di Napoli, Jean Mora
Cuivres : Nicolas Payn, Michel Gaucher, Alain Athot, Kako
Bessot, André Laidli, Christian Fourquet, Jean Costa,
Claude Thirifays
Batterie : Alain "Doudou" Weiss
Percussions : Pierre Billon
Choeurs : Éric Bamy, Jacques Ploquin, Pierrette Bargouin,
Debbie Davies, Joniece Jamison et Carlos
Invités spéciaux au piano : Mort Schuman, Gilbert
Montaqné, Jean Renard.