Stade de France 1998.

Le 11 septembre...

Il fallait voir Johnny ce soir-là, cheveux collés par la pluie, donnant des coups de pied dans les flaques...

Le grand concert, le concert historique du Stade de France est offert aux éconduits du 4, qui reviennent le vendredi suivant, date supplémentaire, rendez-vous ultime avec le même ennemi qui menace, la pluie. Il pleut des cordes. Mais, cette fois, peu importe. L'équipe a passé la semaine à protéger les équipements, à redoubler de vigilance, à concevoir les protections. Johnny glisse, mais ne tombe pas, même s'il s'en faut de peu, à deux ou trois reprises. La pluie est si violente que les fils d'eau strient les lumières des projecteurs, font briller les amplis et leurs halos de cellophane. Mais Noir c'est noir sous l'ondée, Requiem pour un fou sous la flotte, Cet homme que voilà sous l'orage et Allumer Le feu (quel paradoxe !) sous la bourrasque, c'est une épopée qu'il fallait avoir vécue...

Johnny a exigé de ses choristes et de ses musiciens qu'ils montent avec lui à l'assaut, en bord de scène, trempés comme des chiens errants. « Je suis né dans la rue par une nuit d'orage », dit la chanson. Voilà, c'est fait, la partition vient de trouver son clip.

Johnny sort............ Il s'en va........ C'est fini............