Johnny
propose un spectacle 100% Hallyday à la Tour Eiffel dans la
soirée du 10 juin 2000... État d'esprit :
... Le samedi 10 juin, vers 18h30, c'est au volant de son
4x4, avecson épouse à ses côtés et... son chauffeur à
l'arrière que Johnny Hallyday descend finalement les
Champs-Élysées, direction le Champ de Mars. C'est vieux
comme le monde, cette histoire de se concentrer sur une
nouvelle cylindrée de folie pour éviter de succomber au
poison du trac. Ce moteur turbo diesel, ces cent
quatre-vingt-quinze chevaux, ça occupe le chanteur, ça le
bluffe, c'est fougueux, ça lui ressemble. Pour distraire
son esprit, une fois sur place, il parle de tout et de rien.
Et surtout pas de "ça", ce défi énorme qu'il va
falloir relever tout à l'heure. Il est en tee-shirt noir et
veste de cuir. C'est plus fort que lui, il ne peut
s'empêcher de regarder vers le ciel où circulent des
nuages qui ont menacé Paris toute l'après-midi, mais qui
maintenant se dissipent. C'est une lumière mordorée qui
dore, à présent, l'acier de la Tour. Et c'est un petit
vent tiède qui glisse sur les têtes multiples,
innombrables, qui surgissent de partout, de nulle part, qui
s'agrègent, qui se soudent. Johnny a fini par se réfugier
dans sa loge. Séquence solitude. Habillage, maquillage, des
gestes naturels dans un contexte qui ne l'est pas.
Trois-quarts d'heure avant d'entrer en scène, le chanteur
est en direct dans le journal télévisé du soir. Il
découvre à cette occasion l'incroyable coulée de lave
humaine qui est venue lui dire quelque chose comme
"Merci". Il blêmit devant la matérialisation de
ce peuple rock'n'roll entassé jusqu'à l'École militaire,
au bout de l'horizon. Un dernier sourire et il repart vers
sa loge et cède un instant à la panique: "Je ne
vais pas y arriver."
Puis les automatismes reviennent. Ils permettent la
concentration, ils favorisent le regroupement des forces. Il
passe la veste en velours damassé et le pantalon de cuir
brodé or signé Gucci, les bottes Massaro. Il s'installe
dans la boule qui éclatera tout à l'heure, à l'heure dite
(21h15). Encore un numéro que les plus grands
professionnels de l'illusion ont concocté
pour lui. Qui dira ce qu'il ressent, seul, micro en main,
dans cette structure qui fait comme un écran d'argent entre
lui et son public ? Bien sûr qu'il a peur. Bien sûr qu'il
est excité et heureux.
Il
a interprété :
Introduction
Allumer le feu
Je suis né dans la rue
Je veux te graver dans ma vie
Le Pénitencier
Quelque chose de Tennessee
Vivre pour le meilleur (avec Sonia Lacen)
Sang pour sang
Medley :
- Noir c'est noir
- Jusqu'à minuit
- Si j'étais un charpentier
- Joue pas du rock'n'roll pour moi
Deux étrangers
Ma gueule (avec les Rita Mitsouko)
Le feu (avec les girls du Crazy Horse)
Medley instrumental :
- James Bond thème
- Mission impossible
- Peter Gunn
Que je t'aime
Fils de personne (avec Jean Louis Aubert)
Quelques cris
Le bon temps du rock'n'roll
Le chanteur abandonné
Gabrielle
Derrière l'amour
Qu'est ce que tu croyais
Toute la musique que j'aime (avec Florent Pagny et Nawfel)
L'envie
Aimer vivre
Non Je ne regrette rien
Ils
l'ont accompagné :
Guitares : Robin Lemesurier, Brian Thomas Ray
Basse : Reggie Hamilton
Claviers : Timothy J. Moore
Piano, B3, claviers : Thomas Michaël Canning
Batterie : Walfredo Los Reyes Jr
Section cuivres : "The Vine Street Horns" :
- Leader, Arrangeur, Trompette : Harry Kim
- Trompette : Daniel Fornero
- Trombone : Arthuro Velasco
- Saxophone : Ray Hermann