A
64 ans, le crooner le plus débonnaire, de la chanson française
nous livre un album coloré, Jambalaya.Avec,
pour la première fois en studio, un titre qu’il interprète
avec son pote Johnny Hallyday.
Dans
un western en 2007
Outre son album,
Eddy Mitchell termine te tournage de Big City (sortie prévue
courant 2007), un western déjanté réalisé par Djamel
Bensalah (Il était une fois dans l'Oued, Le Raid). II y
tiendra le rôle d'un ivrogne amené à s'occuper de
quarante gosses déchaînés.
*
* *
TELE STAR : Depuis vos débuts,
vous sortez un album tous les trois ou quatre ans. C'est une
question d'horloge musicale ?
EDDY MITCHELL : Oui et non. En réalité, je commence
d'abord par prendre des dates pour un spectacle. Et ce n'est
qu'ensuite que je me mets à bosser sur un album.
"La
nouvelle vague ?
Un retour en arrière"
La
nouvelle vague de la chanson française, emmenée par les
Cali ou autre Bénabar, ne trouve pas vraiment grâce à ses
yeux : « J’ai l’impression qu’on effectue un retour
en arrière. On joue du piano avec un doigt, on chante les
petites culottes… En fait des problèmes qui ne me
concernent pas. Ca existe, c’est très bien, mais voilà,
quoi ! »
Pourquoi
avoir choisi Jambalaya comme titre, un mot indien pour un
album aux couleurs clairement country-rock ?
Jambalaya, pour moi, c'est surtout a chanson du papa de la
country-rock, Hank Williams. C'est une chanson festive,
gaie. Et comme je voulais un album qui soit plus léger que
les précédents, c'était parfait.
*Jambalaya,
Polydor.
Toujours
fondu de ciné, il parraine une collection de DVD chez
Paramount.
Pour la première fois sur
un album, on vous retrouve en duo avec Johnny. Pourquoi
avoir attendu si longtemps ?
Ça faisait des années que l'on en parlait mais la bonne
chanson ne s'est jamais présentée. Là, Johnny préparait
son prochain spectacle et il cherchait un titre à ajouter
à son répertoire. Je lui ai proposé : On veut des légendes,
mais il m'a répondu qu'elle était faite pour un duo. Comme
nous étions tous les deux à Los Angeles - il préparait
son spectacle et moi mon album -, il m'a rejoint en studio.
Un grand moment d'émotion ?
Oh, ému, je ne sais pas, mais on s'est bien marrés en tout
cas. C'était le pied. Une fois qu'on est plongés dans le
boulot, on pense surtout à ne pas se planter.
Et le trio avec Little Richard, c'est un rêve de gosse ?
On était comme des gamins ! Savoir que Little Richard était
d'accord, ça nous a rendus fous. Quand on était ados, il
faisait partie de ces idoles intouchables. Pour nous, c'est
une fierté. On s'est bien fait plaisir ce jour-là !
Pour poursuivre sur Johnny, est-ce que vous pourriez
comme lui vous acoquiner avec un parti ?
Non, mais il n'y a rien à dire là-dessus. C'est son
problème et ses idées.
En 2002, vous regrettiez de ne pas avoir votre carte
d'électeur. Vous l'avez désormais ?
Non, non. Vu ce qui se passe aujourd'hui, toujours pas.
Si j'avais évoqué l'idée, c'est à cause de la présence
de Le Pen au deuxième tour. Si ça arrive en 2007, je m'en
voudrai à mort.
Parlez-nous de votre rôle de père. Vous avez trois enfants
mais on vous imagine mal en papa gaga...
(Il hésite.) Disons-le, allez, je suis gaga même si je
ne suis pas un père trop disponible. Mais je suis très
proche de mes enfants. Que ce soit mon fils aîné, mes deux
filles ou mon petit-fils de 14 ans, ce sont tous des amours.
Alors, à quand un film avec votre fils (il est
réalisateur, ndlr) ?
Non, il est tellement. .. comment dire... il en vit
très bien, c'est un puits de science en cinéma, mais je ne
sais pas si l'on pourrait bosser ensemble.