N°
900 du 26 mai au 1er juin 2003,
Johnny répète son concert anniversaire.
Johnny
a reçu Veronick Dokan, reporter à Télé-Loisirs, pour
partager son quotidien à Los Angeles où il répétait son
concert anniversaire, extraits :
...Au
studio Leeds, Yvan Cassar, le directeur musical et toute son
équipe, n'attendent plus que le chanteur. Aujourd'hui, c'est
le premier« filage ». La répétition en continu du
spectacle qui va durer deux heures et demie. Son éternelle
cigarette à la main, il s'empare du micro et s'encourage : «
Allez ! Allez ! »
Plein
de surprises pour son concert anniversaire.
C'est parti ! Johnny enchaîne les tubes: «Tennessee », «
Marie », « Gabrielle ». Pendant le medley rock'n'roll, il
se déhanche. Quand il chante « Je suis seul/Désespéréééééé
», il tombe à genoux. Et conclut avec « M'arrêter là »,
un titre de son dernier double album. « Je l'ai enregistré
pour elle, explique-t-il en embrassant Laeticia. C'est la
chanson préférée de ma femme. » Waouh ! Moi, témoin
privilégié, je crois rêver. Lui, la star aux 44 ans de
carrière, aux 920 chansons et aux 40 disques d'or, est là,
à deux mètres à peine, chantant sans s'économiser, comme
devant un stade en délire. C'est splendide !
«
Allez les filles, montez, je vous emmène. » C'est Johnny
qui conduit. Dans la voiture, il fait un froid de canard (il
adore la climatisation), mais l'atmosphère est chaleureuse.
On évoque « Star Academy » et il ne cache pas son
affection pour Jenifer . « C'est pas facile à gérer cette
célébrité soudaine », dit-i. Il reste silencieux un
moment et, comme se parlant à lui-même, il lâche : «
D'ailleurs, même avec l'habitude, on n'est jamais préparé
à vivre un truc pareil. » Retour à L.A. où il doit
célébrer l'anniversaire d'un ami. Mais, avant, un coup de
volant à droite et nous voilà attablés dans un snack en
forme de wagon. Johnny est à cheval sur les bonnes
manières, c'est donc après m'avoir demandé, avec
délicatesse : « Tu permets que je te tutoie ? » (que
croyez-vous que j'ai répondu ?), qu'il me conseille. « Tu
dois goûter ce hot dog. On n'en trouve pas des comme ça à
Paris ! » On se régale. Daniel, son
coach, chargé de surveiller sa forme, ferme les yeux…
Dans
le « New York Times» et le journal de Los Angeles, deux
grands articles lui sont consacrés. « L'Homme du train»,
le film de Patrice Leconte, vient de sortir. Les critiques
le comparent à Clint Eastwood. Un autre écrit: « Johnny
Hallyday est une icône. » Rien que ça ! Mais, modeste, il
ne fait pas de commentaire. Tout juste si ses yeux bleus se
plissent et brillent un peu plus intensément. Il regrettera
pourtant d'avoir dû refuser un rôle avec Dustin Hoffman,
tournée française oblige. Oubliant son récent prix
Jean-Gabin et son dernier rôle dans «Wanted », pour
l'heure, c'est le Johnny Hallyday chanteur qui va entrer en
scène. Et malgré ses costumes créés par Jean-Paul
Gaultier, les centaines de projecteurs braqués sur lui, et
les milliers d'admirateurs venus l'acclamer, je n'oublierai
pas l'homme simple et chaleureux qui m'a donné la chance de
regarder par le trou de la serrure comment s'écrivait
l'histoire d'une légende vivante…
Entre
deux répétitions, "Jojo" s'offre une virée en
Harley ou musarde plus tranquillement dans les rues de Los
Angeles où il se lâche sur les sauces piquantes, il adore
ça...