Johnny en tournée.

Tournées 1966

La 1ère partie :

 

Raymond MOULY, S L C N° 54 de janvier 1967 :

 

A l'heure où dans la salle le moindre frémissement du rideau affole déjà le public qui scande le nom de Johnny, à l'heure où des superfans déploient - bien trop tôt - des banderoles où l'on peut lire « Johnny, notre dieu », « C’est toi le plus grand », tout est prêt sur la scène.
Le programme s'ouvre sur deux morceaux d'orchestre, qui font apprécier la richesse des arrangements et le swing des musiciens dirigés par ces deux anglais extraordinaires que sont Tommy Brown et Micky Jones, les « Blackburds »

Certains jours on vit Lee Hallyday lui-même, vêtu en diable noir, annoncer avec son accent inimitable le générique de la soirée. Dès le second morceau, « Promenade dans les forêts du Brabant », Long Chris intervient en coulisses : c'est lui qui, comme dans le disque, joue le rôle fou du moulin à paroles. Peu après, il se produit seul, devant le rideau, s'accompagnant lui-même et donnant « Première interview », « Hachisch », « Le Petit Soldat de plomb », « Le chat revient » et « Lonesome traveller » : un répertoire très intelligent, très humoristique, qui sait trouver son public.

Suit une séquence délicieusement anglaise de Micky et Tommie. De leurs belles voix, qui leur vaudront sans doute d'être les vedettes américaines ,de la rentrée de Johnny à l'Olympia le 15 mars, ils chantent « Good time music », « ln the crawd », « Where have all the flowers gone » (avec un joli solo de flûte du maître Pisani) et « Wild thing ».

 Noël Deschamps conclut cette première partie. La présence de Noël dans la troupe, que j'ignorais au départ, fut pour moi une fort agréable surprise.

Fan convaincu de ce chanteur assez méconnu (puisqu'il n'a pas été jusqu'ici un grand « vendeur» de disques), je pus plusieurs soirs d'affilée assister aux «tabacs» qu'il obtint avec ses sept chansons : « Et tout ira très bien », « Faut que j'y pense », « Je suis comme je suis », « Tu n'y peux plus rien », « On se moque de toi, laisse dire »,  « A six heures c'est fini » et ce titre qui résume tout, « Ça va bien pour moi ».

Raymond MOULY