DINARD.
- Johnny l'instinctif, le sincère, a toujours su se faire
aimer. Alors, qu'il approche à grands pas de la
cinquantaine, Johnny, samedi soir à Dinard, s'est donné
encore â ses fans Ils étaient au moins 50 000 pour voir
l’idole des Sixties. Des garnements de 14 ans qui ne
jurent que par lui, des papies qui pleurent au premier rang,
une petite fille qui lui tend un bouquet de fleurs et des «
yé-yé » musclés mais bien calmes, tous derrière leur
idole.
Comme si la fureur s'était transformée en douceur de
vivre. La soirée que certains redoutaient agitée s'est
finalement bien passée.
La nuit
tombe sur Dinard. Les rues sont désertes Les parkings débordent
de voitures. Au Port-Blanc, un homme en tee-shirt noir hurle
dans un micro. Dès qu’il envahit la scène immense inondée
de jeux de lumières d'enfer, sous les riffs des guitares électriques,
le ronflement sourd des basses, les rafales nerveuses des
cuivres, il se passe quelque chose de miraculeux. Une sorte
de déclic instantané qui libère illico l’énergie d'une
foule toutes générations confondues.
Il travaille à l’instinct « Gabrielle - le temps du
rock’n’roll » Dans ce registre de rocker rugueux et
puissant, Hallyday excelle.
Puis
il calme le jeu, pour évoluer dans de superbes ballades («
Le chanteur abandonné » et « Quelque chose de Tennessee
»). Les briquets s’enflamment ! Une façon de retenir la
nuit. Ils le resteront jusqu’à « Je ne suis pas un héros
», hommage à Balavoine.
L’idole des Sixties visage ruisselant défie le temps et
les modes. Notre Johnny national n’a rien perdu de sa
fougue, de sa générosité et de son incroyable pouvoir de
communication avec le public.
Photos
:
Hervé
Boule
Une
centaine de malaises
L'organisation était
quasiment sans faille et les secours ont pu intervenir
directement : quatre-vingt sept personnes prises de
malaise ont été traitées sur place, tandis que
treize autres étalent dirigées vers l'hôpital de la
Providence; mais, après quelques heures de repos,
tout est rentré dans l'ordre.